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SPRINGback

Rencontre avec Anderson Cortes

Anderson Cortés – Envisagez un parcours multiculturel !

Anderson Cortés est un jeune Colombien. Fort de parcours académique et professionnel multiculturels, il a dédié sa vie à l’apprentissage des langues étrangères et à leur application dans le monde d’aujourd’hui et de demain

SPRINGback l’a rencontré.

Pourrais-tu nous en dire un peu plus sur ton parcours multiculturel ?

J’ai fait une licence de 5 ans en langues étrangères à Bogota, (Et oui, en Colombie toutes les licences durent 5 ans) où j’ai pu découvrir deux mondes fascinants : la linguistique et la littérature.

J’ai eu la chance d’enseigner l’anglais pendant 7 ans dans différents établissements éducatifs : écoles, collèges, écoles de langues et universités.

C’est là que j’ai compris qu’il ne suffit pas de maîtriser son sujet pour être un bon professeur, il faut aussi et surtout être capable de le transmettre !

Intéressé en parallèle par le domaine économique et financier, je me suis de fait tourné vers un master en Langues Étrangères Appliquées aux Affaires Internationales, enseigné à l’Université de Toulouse.

Pendant mon master, j’ai obtenu un premier stage à Madrid sur la blockchain dans la microfinance et un second, chez Thales, en tant que consultant junior spécialisé en transformation digitale.

Tu parles de ton master en France, à Toulouse, que retiens-tu de cette expérience ?

J’avais eu l’occasion d’étudier un peu la littérature, la culture et l’histoire françaises avant de me rendre en France, et j’ai donc pu confronter cette image tirée de mes lectures à la réalité.

Tout bien sûr, n’était pas faux, mais mon immersion locale m’a permis de faire tomber un certain nombre de stéréotypes.

Attention, les stéréotypes et les a priori que nous avons tous ne sont pas nécessairement mauvais ; ils aident notre cerveau à catégoriser le monde et à mieux le comprendre. En s’immergeant totalement dans un pays et sa culture, nous re-créeons de nouvelles catégorisations qui viennent confirmer ou réfuter l’image que nous en avions.

J’ai pu notamment me rendre compte que le français que j’avais pu appendre n’était pas réellement le français de tous les jours. En arrivant, je savais comment parler à mes professeurs, mais mon langage n’était pas adapté aux discussions entre étudiants, au langage « d’j’eunes »  !

Qu’est-ce qui t’a poussé en premier lieu à étudier les langues étrangères ?

Très jeune, j’ai compris que la mondialisation allait jouer un rôle important dans l’économie de mon pays. Impliquant non seulement une évolution certaine des services créateurs de richesse, la globalisation entraine bien souvent un grand changement culturel.

Aussi, premier vecteur de la culture et élément sine qua none à l’ouverture d’un pays, j’ai vu dans l’apprentissage des langues étrangères de potentielles opportunités professionnelles à venir et un excellent moyen de participer à la croissance économique de la Colombie.

D’une certaine manière, ma vie au cours des dix dernières années s’est construite autour de l’apprentissage des langues. Les diverses opportunités de travail, d’études et même parfois de loisirs sont venues à moi grâce aux langues étrangères que j’ai pu acquérir.

Toi qui a vécu, étudié, grandi dans plusieurs pays, avec des cultures assez voire très différentes, penses-tu que l’avenir appartient à ceux qui auront eu un parcours multiculturel ?

J’ai eu l’occasion de vivre aux États-Unis et dans plusieurs villes d’Europe et j’ai souvent trouvé que le multi-culturalisme y apportait une grande richesse.

La compréhension des autres cultures enrichit profondément notre analyse du monde. Comprendre le monde, les sociétés qui le composent, l’ensemble des représentations métaphysiques, physiques et sociales qui orientent l’action des hommes, n’est pas une tâche facile, il faut faire preuve de contemplation, de détachement, et accepter notre propre ignorance.

D’un autre côté, dans le monde de l’entreprise, où la globalisation joue un rôle majeur et la délocalisation, l’internationalisation ou l’expatriation sont des démarches de plus en plus courantes, avoir un parcours multiculturel est sans doute un énorme atout.

Les entreprises sont en recherche de personnes capables de s’adapter facilement et rapidement, de communiquer avec l’autre, de comprendre sa façons d’agir et de collaborer malgré les différences inter-culturelles.

Un candidat avec un parcours multiculturel, et donc maîtrisant bien souvent au moins une langue étrangère, aura un avantage certain face à d’autres candidats. Je tempère toutefois et le répète, alors que voyager ouvre une porte, c’est bel et bien l’immersion à moyen et long terme dans une culture et une langue qui permet réellement d’en comprendre les rouages.

Pour conclure, que souhaiterais-tu dire / conseiller à cette nouvelle génération de jeunes qui ont la vie devant eux ?

Selon moi, il y a deux événements marquants dans la vie d’un jeune :

  • découvrir que l’on peut se débrouiller seul et exister sans ses parents
  • trouver comment l’on peut aider les autres.

Le voyage est certainement l’une des façons les plus efficaces de le faire.   

Pour comprendre notre propre culture, apprivoiser le monde dans sa globalité et découvrir qui nous sommes, rien de mieux que de confronter nos habitudes. Partir à l’étranger est un excellent moyen pour changer de paradigme !

D’un point de vue purement linguistique, apprendre l’anglais est bien sûr essentiel, mais la vie est longue ! L’espagnol est la deuxième langue comptant le plus de locuteurs natifs – comme moi – dans le monde. Elle est parlée dans 20 pays, sans compter les États-Unis, où elle est utilisée par 48 millions de personnes, alors ne vous limitez pas à l’anglais.

En parlant espagnol vous toucherez du doigt les richesses culturelles et naturelles de tout un continent, SPRINGback propose un certain nombre de séjours linguistiques en Espagne pour l’été !

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